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POUR MIEUX COMPRENDRE LE SHIATSU: LES BASES DE L'ÉNERGÉTIQUE CHINOISE

Un petit topo sur les bases de l’énergétique chinoise, sur l’historique, la reconnaissance européenne et les caractéristiques du shiatsu




LES BASES DE L’ENERGETIQUE CHINOISE




La médecine traditionnelle chinoise est fondée d’une part sur la philosophie du yin et du yang, force duelle de l’univers en évolution constante, fortement déséquilibrée par la maladie et d’autre part, sur la théorie des 5 éléments qui correspond à la conception antique des saisons et du rapport que l’homme entretient avec elles. Si nous ne vivons pas en harmonie avec les mouvements de la nature, nous risquons de tomber malades.


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LE YIN ET LE YANG

Origine


L’alternance des contraires, du jour et de la nuit, mais aussi plus largement de tous les opposés (vie/mort, activité/repos, force/faiblesse, noir/blanc, etc) a conduit les chinois un système où alternent deux forces majeures, qu’ils nomment Yin et Yang et sur lesquelles va dès lors reposer toute leur philosophie

Ces deux forces sont apparues lors du chaos originel et depuis, elles unissent leurs efforts complémentaires : l’équilibre dynamique se nourrit , en toutes choses et successivement, de périodes de croissance et de décroissance.


L’ existence du KI, l’énergie vitale



Tout ce qui est vivant, tout ce qui comporte une dynamique, c’est à dire l’Univers et tous ses composants, est la manifestation d’une recherche constante d’équilibre entre deux forces opposées (Yin et Yang) qui s’exprime par l’échange d’énergie, où KI, qui produit la vie (vie = mouvement).

L’équilibre existant est dynamique, en perpétuel mouvement et non statique.

L’énergie de la vie est nommée KI en japonais, QI en chinois ou encore PRANA en sanskrit.

L’énergie désigne ce qui exprime la vie d’un être, la respiration, les émotions, les pensées, le mouvement…, mais c’est aussi la force qui pousse une fleur à croître…

Energie vitale universelle, le KI est présent dans toutes les manifestations de la nature.

Le KI est à la base de toute la Médecine Traditionnelle Chinoise, où le rôle du praticien est de veiller à sa libre circulation à travers le corps et à la concordance énergétique corps/univers.

Des forces opposées pour une même réalité, le Yin et le Yang


Les contraires émergent l’un de l’autre et existent l’un par rapport à l’autre. Ils régissent la loi mystérieuse de l’attraction des opposés, qui sont non seulement complémentaires, mais aussi inévitables : Quand on dénomme une chose, qu’on affirme son existence, son opposé naît aussitôt : voici donc la genèse de la dualité.

Les forces Yin et Yang sont totalement interdépendantes, elles ne peuvent exister l’une sans l’autre et se complètent mutuellement.

Ces forces opposées ne sont pas autre chose que des aspects d’une seule et même réalité ; elles sont un facteur de multiplication, mais aussi de réunion.

L’équilibre dynamique dans lequel elles se tiennent procède de l’harmonie de leur interaction, non pas d’une lutte. C’est cette interaction qui préside au phénomène de l’alternance.


Ce qui est Yin, ce qui est Yang



Le Yang est par convention positif et le Yin négatif, toutefois, il ne pas y avoir de jugement de valeur, puisqu’ils correspondent aux deux aspects selon lesquels se manifeste la réalité. Tout ce qui se trouve dans l’Univers a son propre aspect, grâce au mélange du Yin et du Yang.

Le Yang, c’est le ciel, le jour, la lumière, la chaleur, la sécheresse, , le positif, le mouvement, le visible, le masculin…

Le Yin, c’est la terre, la nuit, l’obscurité, le froid, l’humidité, le négatif, le repos, l’invisible, le féminin…


L’essence du système Yin/Yang



- Le Yin et le Yang n’existent pas à l’état pur, il y a toujours du Yin dans le Yang comme
du Yang dans le Yin. ( par exemple, il y a toujours un peu de lumière dans la nuit (la lune)
et d’obscurité le jour (les nuages voilant le soleil) ).

- Le Yin n’est Yin que par rapport au Yang et vice versa. ( par exemple, 2 est plus élevé
que 1, donc yang par rapport à 1, mais aussi plus faible que 3, donc yin par rapport à 3).

- Le Yin succède au Yang et inversement. ( par exemple, le jour succède à la nuit et la nuit
au jour, mais de manière progressive : la clarté apparaît au fur et à mesure que l’obscurité
se dissipe).

Ces trois données fondamentales résument clairement l’essence du système Yin/Yang, composé des deux principes Yin et Yang, à la fois complémentaires, relatifs et successifs : quand l’un arrive à son maximum, il commence à décroître, tandis que l’autre commence à croître pour arriver à son maximum et ainsi de suite. C’est cette tension permanente qui crée le mouvement, donc la vie.


Dualité Yin/Yang



Toutes les choses et tous les phénomènes ont deux aspects : un aspect Yin et un aspect Yang. Cela est directement lié à l’impermanence du monde manifesté, à l’alternance des contraires et représente le fondement même du mouvement perpétuel de l’univers.

Aucun phénomène ne persiste éternellement dans sa nature particulière : Par exemple, les critères de vie ne se définissent que par rapport à la mort, le soulagement ne se perçoit que par rapport à le douleur, le bonheur par rapport au malheur, le jour par rapport à la nuit, le mouvement n’est perceptible qu’avec la référence de l’immobilité.

Ainsi, l’espace, le temps, la nature, la condition humaine…, qu’on les aborde par la science, la philosophie, l’art ou selon n’importe quelle dialectique fondée sur la dualité, peuvent s’exprimer en terme de Yin/Yang.

Cela explique que la théorie de Yin/Yang soit omniprésente dans la culture traditionnelle chinoise : médecine, astronomie, agriculture, politique, calligraphie, peinture, musique, architecture, cuisine, art martiaux, jeux d’échecs…

Opposition Yin/Yang



Etant donné qu’ils représentent deux aspects totalement complémentaires des choses et des phénomènes, le Yin et le Yang s’opposent point par point.

Cependant, du fait de leur antagonisme, Yin et Yang se complètent mutuellement.

Leur affrontement produit un phénomène de limitation mutuelle (la présence du Yin s’oppose au développement excessif du Yang et vice-versa).

Leur unité s’exprime dans un état d’équilibre, chaque aspect croissant au détriment de l’autre. Inversement, le déclin de l’un favorise l’ascension de l’autre.

Bien entendu, cet équilibre est dynamique et évolue sous forme cyclique.


Interdépendance Yin/Yang



Le Yin et le Yang sont interdépendants, c’est à dire que la condition préalable à l’existence de l’un est l’existence de l’autre et qu’ils sont mutuellement utiles l’un à l’autre.

Donc, sur le plan philosophique et théorique, on ne peut définir de nuit sans jour, de nord sans sud, pas d’extérieur sans intérieur.


Yin/Yang et maladies



Toute pathologie peut se ramener à une rupture de l’équilibre dynamique du Yin et du Yang.

L’homme étant la création du ciel (Yang), qui fournit l’énergie immatérielle, (lumière et chaleur) et de la terre (Yin), qui fournit l’énergie matérielle, (nourriture : céréales, plantes, animaux…) : l’équilibre Yin/Yang, selon le cycle de l’alternance, doit y régner en permanence, sous peine de maladies. En effet, un excès de Yin ou de Yang engendre des perturbations et c’est en cherchant à ré-harmoniser les énergies que l’on rétablit l’équilibre de vie. Mais de façon générale, chacun des deux principes tend à modérer les excès de l’autre.

Dans la médecine orientale, on ne cherche jamais à changer la nature des choses, à transformer le Yin en Yang ou vice-versa, ou à éliminer l’un des deux, mais on cherche plutôt à maintenir un équilibre harmonieux et dynamique entre ces deux forces, dans le corps et son environnement.

L’union ou l’équilibre naissent quand les principes Yin et Yang agissent en parfaite harmonie. A l’inverse, le déséquilibre et la discorde sont des facteurs de désintégration tant physique que psychique. Dans la Chine antique, le patient payait son médecin aussi longtemps qu’il était en bonne santé ; par contre, quand il tombait malade, il infligeait à son médecin une amende pour n’avoir pas su déceler le déséquilibre qui se formait.

Un déséquilibre dans le flux d’énergie d’un des organes est ressenti par l’organisme entier et cela se traduit par une douleur ou une maladie :

En rétablissant le cours harmonieux de l’énergie, on rétablit la santé.

Ce principe d’alternance et de complémentarité Yin/Yang est très important en médecine traditionnelle chinoise, car c’est grâce à lui que le praticien étudie la maladie et peut traiter son patient.

Yin/Yang et l’homme



L’action de ces deux forces Yin et Yang règle totalement la vie de l’homme, ainsi que celle du règne animal et du règne végétal. Elle pénètre tous les plans d’existence, de l’immensité de l’Univers à la nature humaine, qui, en vertu de l’équilibre des forces, doit consister en un mélange harmonieux, mais dynamique de Yin et de Yang.

On le retrouve au niveau physiologique, (veille/sommeil, activité/repos, inspiration/expiration, alimentation/excrétion …), au niveau psychologique ou comportemental ( joie/tristesse, calme/colère, aimer/détester, sentimental/intellectuel…) etc…par exemple, des sentiments débridés provoquent l’égarement et la dissipation, cependant que la raison demeurant sourde à tout sentiment, engendre chez l’homme dureté et pétrification.

Chacun d’entre nous peut être à la fois masculin/féminin, bourreau/victime, matérialiste/spirituel, mère/femme, père/homme…


Le symbole du Tao



Ce principe Yin / Yang est représenté par le symbole du Tao, englobant Yin et Yang en équilibre et en mouvements perpétuels.

La partie blanche représente le Yang (lumière), la partie noire le Yin (obscurité)

Mais un point noir situé dans la partie blanche représente le Yin qui se trouve toujours dans le Yang ; inversement, un point blanc situé dans la partie noire représente le yang toujours présent dans le Yin.

Lorsque le blanc augmente, le noir diminue et inversement : quand le Yin croît, le Yang décroît et inversement.

On dit que le Yang engendre le Yin et que lui-même engendre le Yang, l’un engendre l’autre et ne peut exister sans lui.

La forme en S de la ligne centrale montre l’imbrication du Yin et du Yang et, même si elle est représentée comme statique, ( Yin/Yang, immuable et absolu), elle est en mouvance permanente, du fait de l’interaction et de l’alternance du Yin et du Yang.

Ce schéma montre donc le mouvement perpétuel et l’alternance de tout ce qui se passe dans l’univers et donc dans l’homme.

Dans sa représentation graphique, le symbolisme du Yin et du Yang évoque déjà la perfection : il est simplicité extrême, mais aussi profondeurs insondables.

Le Yin et le Yang partagent avec le Tao son immanence et sa transcendance.

Ils sont « l’inspir » et « l’expir » universelles.


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LES MÉRIDIENS

Les méridiens et la circulation de KI


Le Ki relie tous les organes du corps et toutes leurs fonctions, selon un réseau de trajectoires bien déterminées que l’on appelle les méridiens.

Ils sont des vagues ou courant d’énergie qui alimentent le corps, à la façon dont les rivières ou les eaux souterraines alimentent un lac : l’énergie peut couler librement tant qu’aucun barrage ne vient contrarier son cours.

Ces méridiens sont reliés entre eux et forment un réseau assurant la circulation du KI, lequel alimente toutes les parties du corps et permet leur fonctionnement.

Le système des méridiens



On distingue douze méridiens principaux, bilatéraux et symétriques associés à des organes et portent le nom correspondant, par exemple, le méridien des reins, du foie, du cœur…les deux derniers étant le Triple Réchauffeur et du Maître du Cœur.

Il existe aussi d’autres circuits énergétiques très importants, les huit vaisseaux merveilleux ou vaisseaux ancestraux, formés dès le début de l’embryogénèse qui sont responsables des premières divisions cellulaires et de la structure énergétique et physique du fœtus.

Ils font le lien entre l’énergie prénatale provenant des parents et des ancêtres et l’énergie postnatale de l’individu. Ils régulent les réservoirs énergétiques les plus profonds du corps, ainsi que la circulation du Qi dans les méridiens principaux et font circuler le Jing, énergie ancestrale dans le corps.


Méridiens Yin et méridiens Yang



Il y a six méridiens Yin et six méridiens Yang qui sont liés par paire, associée à une « loge » et à un élément (se référer au chapitre suivant), comprenant un méridien Yin, correspondant

à un organe (vital) et un méridien Yang, correspondant à une entraille (non vitale).

- méridien Foie (Yin) et méridien Vésicule Biliaire (Yang) :élément Bois
- méridien Cœur (Yin) et méridien Intestin Grêle (Yang) : élément Feu
- méridien Maître du Cœur (Yin) et méridien Triple Réchauffeur (Yang) : élément Feu
- méridien Rate/Pancréas (Yin) et méridien Estomac (Yang) : élément Terre
- méridien Poumons (Yin) et méridien Gros Intestin (Yang) : élément Métal
- méridien Reins (Yin) et méridien Vessie (Yang): élément Eau

Trajets des méridiens



Leur trajet est à peu près longitudinal et ils débutent ou se terminent sur les pieds, les mains, (3 yin et 3 Yang pour chaque) et la tête.

La circulation de l’énergie à travers les méridiens est soit Yin (de la Terre vers le Ciel), soit Yang, (du Ciel vers la Terre).

Les méridiens Yin de la main commencent à la poitrine et se terminent à la main, les méridiens Yang de la main commencent à la main et se terminent à la tête,

Les méridiens Yang du pied commencent à la tête et se terminent au pied, les méridiens Yin du pied commencent au pied et se terminent à la poitrine.


Cycle circadien des méridiens



Dans la tradition chinoise, l’énergie circule d’un méridien à l’autre, selon un cycle de 24 heures, en suivant un trajet défini :

Chaque méridien est en plénitude (c’est à dire qu’il possède un surcroît d’énergie), 2 heures par jour.

Le cycle commence par le méridien des Poumons (de 3 h à 5 h), puis Gros Intestin (de 5 h à 7 h), Estomac (de 7 h à 9 h), Rate/Pancréas (de 9 h à 11 h), Cœur (de 11 h à 13 h), Intestin Grêle (de 13 h à 15 h), Vessie (de 15 h à 17 h), Reins (de 17 h à 19 h), Maître du Cœur (de 19 h à 21 h), Triple Réchauffeur (de 21 h à 23 h), Vésicule Biliaire (de 23 h à 1 h), Foie (de 1 h à 3 h) et à nouveau Poumons (de 3 h à 5 h)...

Il faut tenir compte de la période de plénitude des méridiens pour le bilan énergétique et pour le choix du traitement.


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LA THÉORIE DES CINQ ÉLÉMENTS

La théorie des cinq éléments



Après les concepts de Yin et de Yang, la compréhension de la théorie des cinq éléments et de leur interaction, est nécessaire afin de pouvoir comprendre le shiatsu et éventuellement établir un bilan énergétique pour choisir correctement les méridien ou les points sur lesquels il faut travailler.

L’être humain, et en particulier l’énergie qui l’anime, est soumis aux lois rythmiques de l’univers qui s’organise suivant la théorie des 5 éléments, dont on situe l’origine entre 350 et 270 avant Jésus-Christ.

Les cinq éléments sont le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau : ils se trouvent partout dans l’univers et même dans le corps humain.

A chacun de ces éléments, correspond une couleur, une saison, un climat, un sentiment, un goût, une odeur, un organe…

Cette loi des 5 éléments et de leurs principales correspondances permet de comprendre :

- Les périodes de fragilité des organes et l’apparition des symptômes en fonction des saisons.
- L’influence spécifique d’éléments extérieurs (couleurs, variations climatiques,
goût de la nourriture, etc.) sur un organe donné.
- La relation entre les signes extérieurs apparents (cheveux, ongles, etc.) des symptômes dans les différentes couches du corps (peau, muscles, os ..) et le fonctionnement des organes internes.
- les échanges énergétiques entre les différents organes selon les cycles d’engendrement ou d’opposition décrits plus loin.
- Les correspondances entre les expressions émotionnelles et par exemple le fonctionnement organique.

Dans la culture chinoise, un peu comme le plan d’une ville aide à s’y repérer, ces éléments
et leur interaction fournissent un modèle utile pour comprendre le fonctionnement de l’Univers et de ses composants.

Des diagnostics et des traitements médicaux ont été établis, grâce à l’application de la théorie des cinq éléments : Par exemple, si une personne a le méridien du foie fatigué, on constatera souvent qu’elle se met facilement en colère, crie violemment, sert les poings, a des crampes dans le mollet, que ses yeux sont fatigués et pleurent souvent…

De plus, l’ensemble foie/vésicule biliaire est plus sensible au printemps, s’il y a du vent, quand la personne se met en colère ou consomme des aliments acides. Ce déséquilibre se traduit par des symptômes touchant les ongles, les yeux, les tendons. Inversement, un problème de foie rend rancunier ou coléreux.

Mais les correspondances sont variables en fonction des vides ou des excès : une colère trop exprimée vide le foie tandis qu’une colère refoulée entraîne un excès.
Ou encore, la tristesse d’un sujet peut être due à un déséquilibre énergétique du poumon ou
du gros intestin, tandis que le goût pour le salé d’un autre peut être le signe d’un problème rénal.

Les cinq éléments



L’ELEMENT BOIS

Il correspond à la manière dont nous réagissons au monde.

Caractéristiques :

Le bois représente les arbres et tout ce qui pousse au printemps. Il symbolise l’énergie nécessaire pour faire éclore les graines et donne la capacité d’aller de l’avant et d’explorer
de nouvelles possibilités.

Une énergie Bois harmonieuse se traduit par de la créativité, un corps souple, un esprit ouvert
et tolérant, de la confiance en soi pour agir et décider dans les moments de crise.
Une personne à dominante Bois a la voix forte et bien timbrée, une légère odeur de rance,
un tempérament autoritaire, elle est bien organisée et facilement irritable…

Correspondances :

Foie et vésicule biliaire sont les organes et les méridiens qui lui sont associés.

Cet élément correspond au printemps, à la naissance et à la croissance, sa couleur est le vert, son sens la vue, sa saveur l’acide, son odeur le rance.

Le méridien Foie nourrit les muscles, régit les nerfs, les ligaments, les tendons, les veines et le sang et les ongles reflètent son état.

Le sentiment associé est la colère et la caractéristique psychique la motivation et la planification.

Cependant, cela s’exprime de façon différente, selon un vide énergétique ou un excès d’énergie ( = plénitude) : par exemple, quand il y a plénitude, le malade est coléreux, quand il y a vide,
il est anxieux et présente une certaine mollesse intellectuelle et physique.

Le méridien Vésicule Biliaire est lié aux articulations, à la flexibilité, à la prise de décision.

L’ELEMENT FEU

Il correspond d’une part aux relations que nous entretenons avec nous-même et l’univers
et d’autre part aux rapports que nous établissons avec les autres.

Caractéristiques

Le feu est l’élément de la chaleur et de l’été. Il est source d’enthousiasme, de conscience
de soi et de chaleur dans les relations avec les autres.

Une énergie Feu harmonieuse se traduit d’une part, par un contact facile, une bonne assurance, un comportement détendu avec les intimes ou en société, le goût des cadeaux, (donner et recevoir), un sens clair de l’espace personnel et une grande capacité d’adaptation, d’autre part, par un sentiment d’harmonie avec soi et l’univers , un équilibre mental et émotionnel, de l’optimisme, une attitude respectueuse et émerveillée devant l’univers, une sensibilité à la spiritualité, un grande intuition et une certaine maîtrise de soi

Une personne à dominante Feu a le visage facilement coloré, une voix rieuse et une légère odeur de brûlé, elle est de nature sensible, plutôt susceptible et parfois sujette à des changements d’humeur…

Correspondances :
Les organes et les méridiens Cœur et Intestin Grêle d’une part, les méridiens Maître du Cœur et Triple Réchauffeur, d’autre part, lui sont associés.

Cet élément correspond à la chaleur et à l’été, au milieu du jour et à l’activité à son comble.

Sa couleur est le rouge, son sens l’élocution, sa saveur l’amer, son odeur le brûlé.

Le sentiment associé est la joie et la caractéristique psychique la conscience supérieure.

L’ELEMENT TERRE

Il correspond à la manière dont nous nous occupons de nous-même et dont nous nous comportons avec les autres. Grâce à son énergie, nos sentiments affectifs nous donnent de la force à nous et à ceux que nous aimons.

Caractéristiques

La Terre est associée à la cinquième saison, à l’époque des moissons, fin de l’été et début
de l’automne et au déclin du jour et de l’activité. Elle procure la capacité de se concentrer
et d’analyser et induit une tendance à la réflexion, souvent excessive.

Une énergie Terre harmonieuse se traduit par une solidité pragmatique (se déséquilibrant difficilement), un appétit sain et un bon rapport à la nourriture, une bonne tonicité musculaire, le goût des exercices modérés, de la stimulation intellectuelle (étudier, lire, résoudre des problèmes…), la délimitation personnelle, de bonnes relations avec sa mère.

Une personne à dominante Terre a le teint jaunâtre, une voix à intonations chantantes, une odeur douceâtre ou entêtante et une grande capacité d’écoute et de compassion…

Correspondances:

Les organes et les méridiens Rate/Pancréas et Estomac lui sont associés.

Cet élément correspond à la cinquième saison (fin été).

Sa couleur est le jaune, son sens le goût, sa saveur le doux/sucré, son odeur le suave et le douceâtre.

Le sentiment associé est l’inquiétude et la caractéristique psychique la réflexion.


L’ELEMENT METAL

Il correspond à la façon dont on se voit et dont on établit les frontières entre soi et le reste
du monde. Il représente notre capacité à renoncer à ce qui nous est devenu inutile ou à ce
que nous sommes impuissants à retenir. Il est lié à l’instinct de conservation.

Caractéristiques

Le Métal est associé à l’automne, à la chute des feuilles qui vont donner l’humus nécessaire à la croissance des plantes à venir.

Une énergie Métal harmonieuse se traduit par une capacité à laisser s’enfuir le passé pour faire place au futur, à faire le vide dans sa vie en jetant les vieilles choses, une respiration harmonieuse, une peau saine, un sens aigu de soi et de ses propres limites, une pensée claire, parfaitement organisée, une capacité à se créer des relations…

Une personne à dominante Métal a le teint blafard, des larmes dans la voix et une faible odeur de « pourri », se sent facilement investie, mais devient vite mélancolique si elle perd le contact avec les êtres qui tiennent une place importante dans sa vie…

Correspondances :

Les organes et les méridiens Poumons et Gros Intestin lui sont associés.

Cet élément correspond à l’automne.

Il gère l’élimination (transit), la peau et les poils et le système immunitaire.

Sa couleur est le blanc, son sens l’odorat et le toucher, sa saveur le piquant, son odeur l’âcre. Le sentiment associé est le chagrin ou la nostalgie.


L’ELEMENT EAU

Il correspond à la constitution de la personne, à l’énergie ancestrale et s’inscrit dans les os, les cheveux, la gestuelle et la mémoire et au fait de chercher à réaliser ses ambitions.

Caractéristiques

L’eau est associée à l’hiver, au froid et à l’obscurité. Elle permet la restauration, la régénération et la réflexion et elle contrôle le fonctionnement des reins et de la vessie et également des organes reproducteurs et des glandes surrénales.

Une énergie Eau harmonieuse se traduit par des objectifs et des ambitions réalistes et la capacité à les accomplir, des bonnes relations avec sa famille et le respect des ancêtres,
la modération (pas d’excès d’alcool, de café, de thé…) une bonne constitution, un dos solide
et un maintien sain, une bonne santé et une mémoire fiable, un certain goût du danger, mais toujours tempéré par l’estimation des risques,…

Une personne à dominante Eau a le teint bleuté, des grognements dans la voix, une odeur légèrement « putride », timide ou peu sûre d’elle…

Correspondances :

L’élément Eau correspond à l’hiver et au froid et est associée aux méridiens Reins et Vessie.

Il est en liaison avec les os, les articulations et les cheveux et régie les liquides du corps, en particulier les urines.

Sa couleur est le noir ou le bleu marine foncé, son sens l’ouïe, sa saveur le salé, son odeur le pourri. Le sentiment associé est la peur.


LES RELATIONS PHYSIOLOGIQUES DES CINQ ELEMENTS

Les cinq éléments sont interdépendants et en permanente relation les uns avec les autres.


Le cycle d’engendrement

Cela signifie que chaque élément en génère un autre et qu’il est lui-même le fruit du précédent. On peut aussi parler de relation « mère / fils ».( par exemple, la Terre est la mère du Métal et le Bois est son fils).

Chaque couple d’organes transmet sont énergie au couple suivant et reçoit l’énergie du couple qui le précède.

Ainsi, l’Eau nourrit le Bois, le Bois est le carburant du Feu, le Feu crée les cendres qui nourrissent la Terre, la Terre contient les gisements de Métal fond en devenant liquide, symbolisé par l’Eau.

Donc, par exemple, un vide de Reins (élément Eau) entraîne un manque d’énergie du Foie (élément Bois) et ainsi de suite en suivant l’ordre des saisons.

De même, un excès de Cœur (en été) se transmet à la rate.(à la 5ème saison, fin de l’été) etc…

Ce cycle transmet donc les déséquilibres, comme les enfants peuvent refléter les attitudes
des parents.

Le cycle de domination ou d’opposition ou de contrôle
Ce cycle permet de rétablir l’équilibre d’un excès ou d’un vide, car la seule existence du cycle d’engendrement entraînerait un déséquilibre sans fin.

Si un élément montre une activité excessive, au lieu de nourrir sainement le suivant, il va lutter contre l’élément opposé, situé à l’avant-dernière saison.

Par exemple, le bois est en opposition contre le métal qui le domine ou encore, un excès de Foie (élément Bois) entraîne un vide de la Rate (élément Terre), car il y a alors opposition.

Ainsi, lorsqu’un élément est en excès d’énergie, il vide l’élément qui le domine :

L’Eau peut éteindre le Feu, le Feu peut faire fondre le Métal, le Métal peut couper le Bois, Le Bois, avec les racines, peut ouvrir la Terre et la Terre peut endiguer l’Eau.

On peut traduire ces relations sur le plan médical : ainsi, une personne ayant des problèmes cardiaques (déséquilibre de l’élément Feu), a souvent en même temps des troubles respiratoires ou pulmonaires (déséquilibre Métal). Il est fréquent aussi que des affections rénales (élément Eau) soient associées avec des problèmes de pancréas (élément Terre), un diabète par exemple.

Ces deux cycles permettent d’illustrer les interrelations entre les organes internes et leurs déséquilibres (cycles pathologiques) permettent d’expliquer la genèse des déséquilibres énergétiques, ainsi que l’apparition des symptômes.

Ces cycles s’expriment aussi dans tous les autres domaines, par exemple celui des émotions :
Selon le cycle d’opposition, la colère s’apaise avec les pleurs, les pleurs se calment par la joie, la joie est freinée par la peur, la peur est détournée par un excès de soucis (qui mobilisent la pensée) et les soucis sont évacués par la colère. De la même façon, un excès de colère détruit la réflexion, l’excès de réflexion inhibe l’expression émotionnelle, etc…

Selon le cycle d’engendrement, la colère cache la peur ou l’insécurité qui cache la tristesse…

Une expression émotionnelle excessive ou répétée entraîne un vide dans l’organe correspondant, alors qu’une émotion refoulée entraîne un excès.

Ces correspondances sont particulièrement utiles au praticien pour comprendre la dynamique émotionnelle de son patient et pour y réagir de façon juste.


LES CORRESPONDANCES ENTRE LES CINQ PHASES DE TRANSFORMATION

Dans le cycle d’engendrement, chaque énergie provient d’une autre.

Chaque énergie est considérée comme la mère de celle qui le suit et l’enfant de celle qui le précède.

Chaque engendre donc le suivant, mais comme cet engendrement l’affaiblit, cela revient à dire que chaque élément est épuisé par celui qui le suit.

le bois engendre le feu, mais le feu, s’il est trop fort, le dévore
le feu engendre la terre, mais la terre peut l’éteindre en l’étouffant
la terre engendre le métal, mais le métal la blesse
le métal engendre l’eau, mais l’eau l’attaque et le fait rouiller, s’il y en a trop
l’eau nourrit le bois, mais le bois assèche l’eau.

LE BOIS
engendre (alimente) le feu
contrôle ( maintient) la terre,
assèche l’eau
est contrôlé (coupé) par le métal

LE FEU
engendre (par les cendres) la terre
contrôle (fait fondre) le métal,
attaque le bois,
est contrôlé (éteint) par l’eau

LA TERRE
engendre le métal
contrôle (absorbe) l’eau,
étouffe le feu,
est contrôlée ( maintenue) par le bois

LE METAL
engendre (attire) l’eau,
contrôle (coupe) le bois,
blesse la terre,
est contrôlé ( fond) par le feu

L’EAU
engendre (nourrit) le bois
contrôle (éteint) le feu,
attaque ( rouille) le métal
est contrôlée (absorbée) par la terre


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LE HARA

Le hara


est un terme japonais qui désigne la partie de l’abdomen située le nombril et le pubis, où se situe ce qu’on appelle le foyer inférieur.

Cette région est considérée comme le centre vital ou le centre énergétique de l’être humain.

Le hara est en effet une région essentielle de l’organisme du point de vue énergétique et représente aussi le centre de gravité énergétique.

Les pratiquants en arts martiaux ainsi que les adeptes du shiatsu apprennent tous à travailler à partie de ce centre. Ils améliorent ainsi leur capacité de concentration tout en pratiquant la relaxation, ainsi qu’un travail sur la respiration (respiration abdominale qui permet de concentrer l’énergie au niveau du centre vital ou hara)

Cette zone comprend les reins, la vessie, le gros intestin, les glandes surrénales et les glandes sexuelles (ovaires, testicules). Elle assure d’une part l’élimination des aliments et d’autre part, la conservation et la diffusion de l’énergie ancestrale, ainsi que la conception.

C’est souvent par un contact doux des mains du praticien sur le hara du patient, que commence une séance de shiatsu : en effet, poser les mains sur ce centre énergétique permet d’évaluer la quantité globale d’énergie du patient et les déséquilibres éventuels de sa circulation.

De plus, il existe au niveau du ventre, une cartographie des zones en relation avec les organes
et les méridiens : on détermine les zones tendues (Jitsu) et les zones molles (Kyo), en posant les mains à plats sur l’abdomen et on peut alors comprendre quels sont le ou les organes ou méridiens en plénitude ou en vide.

Bien entendu, cette technique de bilan énergétique demande de l’entraînement et de l’expérience et ne peut être utilisée par une personne qui commence seulement à pratiquer
le shiatsu.

Celle-ci pourra éventuellement pratiquer simplement un travail sur certains méridiens ou points, mais il est préférable d’effectuer un shiatsu complet qui aura pour effet d’harmoniser la circulation globale d’énergie, à travers le corps et donc de faire disparaître certains symptômes en relançant l’autorégulation de l’organisme.


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TONIFICATION OU DISPERSION DE L'ÉNERGIE

Tonification / dispersion : « KYO » et « JITSU »



Les maladies sont toujours dues à un blocage du Ki, à un ou plusieurs endroits du corps, entraînant une rupture de l’équilibre dynamique Yin/Yang : cela produit à la surface du corps des zones, soit « Kyo » (vide d’énergie), soit Jitsu (excès d’énergie) et il entre alors dans un état pathologique.

Les rapports Kyo/Jitsu sont des manifestations superficielles des déséquilibres Yin/Yang existant à l’intérieur au niveau des organes : s’il existe un déséquilibre dans la circulation d’énergie, apparaissent alors, en surface, une zone de plénitude Jitsu, (correspondant à l’intérieur à un excès de Yang), couplée forcément une zone Kyo (de vide), donc un excès interne de Yin.

Il est intéressant de traiter simultanément les zones Kyo et Jitsu..

En général, dans un corps physiquement fort, l’excès de tension et les maladies produites par le surmenage ou le stress, sont Jitsu ; par contre, dans un corps faible, les maladies d’épuisement, de relâchement et de dépression sont Kyo.

Cependant, de nombreuses maladies sont d’abord liées à un vide énergétique, c’est pourquoi, généralement, il faut plutôt tonifier les zones Kyo (en vide).

Il existe sur chaque méridien, un point de tonification et un point de dispersion de l’énergie,
situés près du poignet et près de la cheville, sur lequel on peut agir si nécessaire.


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PRÉSENTATION DU SHIATSU

Qu’est-ce que le shiatsu ?



Shiatsu est un mot japonais qui signifie littéralement « pression des doigts ».

Le shiatsu est une technique manuelle de soin énergétique, issue de la médecine orientale
et se pratique au sol, allongé sur un futon.

Il s’agit d’une forme de manipulation exercée à l’aide des paumes, des pouces et des doigts, le long des méridiens d’acupuncture. Ce n’est pas un massage médical.

Au Japon, le shiatsu est considéré comme une médecine officielle.

Le but est d’aider les personnes à être soulagées ou à guérir, en utilisant la force de guérison naturelle qui est en chacun de nous, pour corriger tout mauvais fonctionnement interne
et relancer ou stimuler l’énergie vitale.

Les chinois ont étudié les influences de la nature et du cosmos sur les individus et ont déterminé la propension de certains d’entre eux à développer certaines maladies en lien avec les caractéristiques des cinq éléments (saisons, climats …).

Ils ont également découvert que les émotions, les comportements et les habitudes de vie contribuaient aussi bien au maintien de la bonne santé physique et mentale qu’à sa détériorisation.

Le shiatsu, de même que l’acupuncture, agit aussi bien au niveau physique, qu’au niveau émotionnel ou psychique et il permet aussi de réguler les comportements excessifs ou inadéquats.

Il harmonise et renforce le système naturel d’autorégulation permettant la prévention des maladies et renforce le système d’autoguérison pouvant favoriser la diminution ou la disparition des signes du déséquilibre énergétique initial.


Historique du shiatsu



Conçu comme une thérapie holistique, le shiatsu vient du Japon, où il est reconnu comme médecine officielle depuis les années 1950, (plusieurs milliers de praticiens exercent actuellement, parallèlement à la médecine occidentale).

Cependant les bases sur lesquelles il s’appuie sont celles de la médecine traditionnelle chinoise, bien plus ancienne, datant de quelques siècles avant Jésus Christ.

On pense souvent que le shiatsu dérive de l’acupuncture mais en réalité, il la précède probablement sous un autre nom, mais sous une forme très proche. Le toucher étant la pratique la plus instinctive du soin, on peut supposer que les points (environ 360 tsubos) et méridiens aient été massés et pressés bien avant qu’ils ne soient stimulés par les aiguilles de pierre datant de 8000 ans avant Jésus Christ, trouvées en Chine dans des sites néolithiques.

Le Tuina, et l’Anmo, massages chinois et arts thérapeutiques, faisaient partie intégrante de la médecine chinoise et furent importés au Japon par la Corée au 6ème siècle.
Ils fusionnèrent en une technique unique, sanctionnée par un diplôme d’état, l’Anma qui perdura jusqu’au milieu du vingtième siècle, lorsqu’elle fut interdite par décret du gouvernement. Ses praticiens durent adopter sa nouvelle appellation Shiatsu, pour continuer
à exercer cet art de soins et de guérison,

En 1955, le shiatsu fut reconnu par le gouvernement japonais comme une médecine à part entière.

En 1957, Le Ministère japonais de la Santé dans son ouvrage "Théorie et pratique du Shiatsu", a donné la définition suivante : "Le Shiatsu est une technique qui utilise les doigts et les paumes des mains, pour exercer des pressions en des points déterminés, avec l'objectif de corriger des irrégularités de l'organisme, de préserver et d'améliorer l'état de santé et de contribuer à l'amélioration d'états morbides spécifiques".

Ce fut Namikoshi qui, le premier créa en 1940 la première école de shiatsu du Japon, « Nippon School of Shiatsu » et enseigna un shiatsu basé davantage sur la physiologie et l’anatomie.

Masunaga, l’un de ses élèves réintroduisit plus tard dans la formation de shiatsu, les principes de bases de la médecine traditionnelle chinoise, (les cinq éléments, le Yin et le Yang, les méridiens et le phénomène de « Kyo/Jitsu » ou vide et plein…). Il a innové en tenant compte des aspects psychologiques en relation avec les aspects physiologiques de la maladie.

Pour Masunaga, psychologue de formation, le shiatsu est un échange entre le donneur et le receveur, le donneur doit faire un « travail sur lui » aux différents niveaux de son être pour établir avec le receveur une relation humble et profonde basée sur la compassion et le lâcher-prise. Il considère que certaines situations peuvent affecter le corps émotionnel et psychique et que ces troubles peuvent causer des douleurs et des maladies.

Ohashi, assistant et disciple de Masunaga, décrit le shiatsu comme une technique corporelle d’auto-développement et de guérison, bénéfique aussi bien pour celui la pratique que pour celui qui la reçoit. Les dimensions psychologiques et spirituelles, l’empathie et la connexion entre donneur et receveur sont primordiales.

Il considère que le shiatsu constitue « une expérience vraiment holistique qui implique le corps, le mental et l'esprit », dans laquelle le respect des lois de la nature et le lien avec le reste de l’humanité et le cosmos sont essentiels.

En 1970, le Shiatsu apparut en France grâce Kawada, Tokuda et d’autres maîtres qui pratiquaient et enseignaient le shiatsu et grâce à Namikoshi, Masunaga et Ohashi qui animèrent des stages ponctuels.

L’OMS fit une recherche sur les médecines autres qu’occidentales et se rendit compte que « le corps n’a pas toujours besoin de médicaments et qu’il est un tout (au sein de lui-même – avec ses dimensions physiques et psychiques) et qu’il fait partie d’un tout, (environnemental et relationnel) ».

En 1986, la charte d’Ottawa sur la promotion de la santé fut écrite : elle constitue l’un des textes fondamentaux de la santé publique moderne et suggère un campus de méthodes particulièrement adapté à la lutte contre les excès de la mondialisation économique et ses effets sur la santé.

La charte d’Otawa considère la personne dans sa globalité et la médecine chinoise comme complémentaire de la médecine occidentale.

En 1994, la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (FFST) naquit pour illustrer, défendre et promouvoir le shiatsu et pour développer sa pratique et son enseignement.

En 1997, la commission de l’environnement et de la santé sur le statut des médecines non conventionnelles, a parlé « d’un système de santé intégrant toutes les compétences, toutes les énergies vers un seul but : améliorer l'état de santé de nos contemporains et préserver celui des générations futures, par la mise en place d'un système axé sur la prévention-santé, dénommé Système de SANTE DURABLE, quatrième pilier du nouveau concept du développement durable désormais au cœur de la politique réaliste et humaniste, point commun des partis politiques responsables ».

Le parlement européen, en date du 29 mai 1997, à Bruxelles a adopté et voté
« la Résolution sur le statut des médecines non conventionnelles"

qui entérine donc le rapport Lannoye/Collins. L’un des points abordés est le suivant :

« considérant qu'il existe un large éventail de disciplines médicales non conventionnelles et que certaines d'entre elles bénéficient d'une forme de reconnaissance légale dans certains Etats membres et/ou d'une structure organisationnelle au niveau européen (formation de base commune, code de déontologie,...), en particulier la chiropraxie, l'homéopathie, la médecine anthroposophique, , la médecine traditionnelle chinoise (en ce compris l'acupuncture), le shiatsu, la naturopathie, l'ostéopathie, la phytothérapie, etc… » (…) invite le Conseil et le Parlement européen, à l'issue des travaux préliminaires visés au paragraphe 2 du présent rapport, à favoriser le développement de programmes de recherche dans le domaine des médecines non conventionnelles intégrant l'approche individuelle et holistique, le rôle préventif ainsi que les spécificités des disciplines médicales non conventionnelles.

(voir le texte complet de la résolution en fin de page)


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BIENFAITS DU SHIATSU

Les bienfaits du shiatsu


Le shiatsu, en régulant le flux de l’énergie vitale dans les méridiens, permet de retrouver ou de rester dans un état d’équilibre et d’harmonie, il améliore et maintient le bien-être et l’état de santé en apaisant les tensions et les douleurs, en soulageant le système nerveux et en stimulant le système immunitaire et la circulation, ainsi que les autres grandes fonctions physiologiques.

Ainsi, il régule le corps et l’esprit et peut de se révéler efficace dans les problèmes articulaires, une libido faible, les troubles liés au stress, tels que les tensions musculaires, l’insomnie, la fatigue, la déprime, l’angoisse, les maux de tête…


Voici, en résumé quelques bienfaits du shiatsu


-Relaxer le corps et l’esprit,
- Rétablir et équilibrer l’énergie et la connexion entre le corps, le mental et l’esprit.
- Soulager les tensions musculaires et les raideurs articulaires,
- Faciliter la respiration, la circulation, la digestion, le transit…
- Améliorer le sommeil,
- Permet de renforcer la confiance en soi, la conscience de soi et de favoriser la relation avec soi-même et avec autrui.
- Stimuler le bien-être et renforcer les capacités d’autorégulation et d’autoguérison…


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PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA PRATIQUE

Une séance de shiatsu


La personne est couchée au sol, si possible sur un futon (petit matelas japonais) et le praticien doit pouvoir disposer d’un espace suffisamment grand pour évoluer autour.

Il n’est pas nécessaire de se déshabiller, il est même préférable de garder des vêtements, s’ils sont amples et confortables et en fibres naturelles, car le contact direct avec la peau risque de solliciter les nerfs superficiels et de perturber les sensations plus profondes.

Le praticien procède normalement à un interrogatoire visant à connaître le fonctionnement physiologique, physique et émotionnel de la personne et les grandes lignes de son passé médical.

Ensuite, il définit par le toucher la qualité de son énergie, notamment en palpant le hara.

Tout ceci lui permet de déterminer au niveau de quels éléments il existe un déséquilibre
de l’énergie vitale : Ainsi, il pourra agir plus particulièrement sur les méridiens ou lespoints concernés.

Après la séance, la personne se sent détendue et parfois tonifiée.

Il arrive cependant parfois que se manifestent quelques troubles durant maximum 24 heures suivant la séance, suivant la sensibilité de la personne.

Ceci est du au fait que le shiatsu stimule le système d’autorégulation et d’autoguérison du corps et que, lorsque le KI se débloque, il se produit une « crise » de guérison, comme on le constate souvent aussi après une séance d’ostéopathie.

Les troubles les plus fréquents, lorsqu’ils existent, sont la fatigue, une petite baisse du moral,
une urine concentrée avec une odeur forte et parfois une légère accentuation passagère des symptômes dont se plaignait déjà le patient, tout ceci le temps que le corps assimile les données de son nouvel équilibre énergétique.

Les mains


Les mains ou les pouces exercent une pression rythmée le long des méridiens : le rythme
est instinctivement imposé par la qualité de l’énergie du receveur, en cas de fatigue, on ralentit ou bien on accélère dans le cas inverse.

Cependant, dans l’incertitude, une allure naturelle convient très bien.

Ce sont les paumes et les pouces qui sont le plus sollicités lors de la pratique du shiatsu et il est important d’exercer la pression avec la pulpe du pouce ou la partie charnue de la paume, sinon cela peut être très douloureux pour le patient.

Les mains servent aussi à « écouter » le corps du receveur, pour reconnaître les zones Kyo (en vide) ou Jitsu (en excès) et pour faire circuler l’énergie interne.


La pression shiatsu


Le shiatsu engage le corps tout entier du patricien, qui utilise ses doigts, ses paumes, ses coudes, genoux et même ses pieds.

Il effectue le long des méridiens, à partir de son propre sens de gravité ou centre vital, le hara, des pressions profondes, verticales et perpendiculaires au corps du receveur.

Ce toucher perpendiculaire différencie le shiatsu des autres massages qui orientent le toucher horizontalement. Il passe aussi par des moments statiques.

Il peut se révéler relaxant ou parfois douloureux suivant les conditions énergétiques du receveur et la technique du praticien. Il permet cependant de traiter certains troubles et leur cause profonde.

- La pression verticale :
C’est une pression des paumes ou des pouces, principalement, favorisant une bonne circulation de l’énergie et des liquides du corps, sang et lymphe, sans toutefois endommager la force naturelle du corps, surtout lorsque celui qui reçoit est malade.

Suivant le style de shiatsu pratiqué et le praticien, elle peut être très ferme et/ou rapide, agissant surtout sur l’énergie défensive de surface ou bien plus légère et fluide permettant un travail de régulation plus en profondeur, en lien avec les énergies plus subtiles.

- La pression stationnaire:
C’est une pression sans mouvement. Le temps de pression sur chaque point varie de quelques secondes à quelques minutes. Elle favorise une écoute profonde et elle induit un état de relaxation chez le receveur : en effet, notamment au niveau du dos, elle pénètre son corps en stimulant son système nerveux parasympathique qui est chargé de ralentir les fonctions du corps.

- La pression de soutien :
Il s’agit de la pression effectuée d’une main, pour disperser le surplus d’énergie d’une zone Jitsu, (en excès d’énergie), alors que l’autre main stimule la zone Kyo (en vide énergétique) correspondante.

La respiration


La respiration est fondamentale dans le shiatsu, aussi bien chez le praticien que chez le receveur, car il s’agit d’être en parfaite harmonie et synchronisation pour rendre le soin efficace et agréable pour le receveur.

Il s’agit donc « d’écouter » sa respiration, dès le début de la séance, de se calquer dessus en amplifiant éventuellement au niveau sonores nos inspir et nos expir, pour qu’il s’harmonise aussi avec nous, de son côté.

Normalement, la synchronisation s’installe bien et cela permet d’induire, si besoin est, un type de respiration donné, par exemple plus ample ou plus rapide, sans avoir à parler au receveur. Toutefois, on ne doit pas hésiter à lui dire, si parfois notre pression n’est plus en synchronisation avec son expiration, qu’il doit souffler pendant la pression et inspirer lorsque celle-ci s’allège.

Mais encore une fois, c’est d’abord au praticien de calquer sur son expir, sa pression qui doit être progressive jusqu’au bout du souffle et de la relâcher progressivement dès le début de l’inspir. Bien sûr cela demande de l’expérience, mais cela fait aussi toute la différence, avec aussi la qualité de la pression, entre un bon praticien et un moins bon, même si les techniques de travail sur les méridiens peuvent être les mêmes.

Le rythme de la respiration est étroitement lié à la pensée, qui en se dispersant, rend la respiration anarchique. A l’inverse, respirer lentement et régulièrement aise à se concentrer.

Le poids du corps


Dans la pression juste, le patricien n’utilise pas sa force musculaire, mais celle de son hara : c’est pourquoi il ne pousse pas avec ses pouces, ses mains ou ses bras, en appuyant, mais il déplace juste ses épaules à la verticale au dessus de ses bras et c’est le poids du corps qui détermine la pression.
La différence est essentielle, car non seulement ce type de pression n’est, en principe, pas douloureux, mais plutôt agréable, et aussi parce que le praticien engage ainsi son énergie vitale, il ne s’épuise donc pas physiquement et l’efficacité est augmentée.

Bien sûr, il faut alléger le poids sur les parties sensibles, (visage, ventre…), mais le renforcer sur les parties charnues, (par ex. les fesses ou le dos…) en se penchant au dessus des bras.

Quelques règles de sécurité concernant le shiatsu


Ne pas pratiquer le shiatsu si un autre traitement se révèle plus approprié.
Ne pas le pratiquer sur des plaies ouvertes, les ecchymoses ou les varices.
Ne pas travailler trop longtemps sur des points spécifiques.
Demander au receveur d’indiquer les sensations d’inconfort ou de douleur.
Appliquer avec attention et sélection certains points en cas de grossesse.
(il est d’ailleurs préférable d’avoir été formé au shiatsu « maternité » pour pratiquer un shiatsu sur une femme enceinte).
Eviter de pratiquer sur des personnes essoufflées, ivres, ayant trop mangé, en colère, en état de choc émotionnel, ou encore très faibles et sur celles qui prennent certains médicaments (anticoagulants, trop de cortisone ou de tranquillisants)…
Eviter de pratiquer pendant de grandes perturbations climatiques (orages violents, tempêtes…)


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LE SHIATSU ET LE STRESS

L'excès de stress


En soi, le stress n’est pas un problème: il aiguise nos réflexes et nous pousse vers des objectifs supérieurs, des challenges ou bien à se défendre efficacement contre un danger ou encore à le fuir. C’est l’excès de stress qui détruit nos forces vives.

Conséquences du stress


Les situations tendues ou périlleuses stimulent la production d’adrénaline et nous préparent
à la lutte ou à la résistance. Si l’équilibre n’est pas respecté entre situations génératrices de stress et détente, le corps se trouve perpétuellement bloqué sur le mode de défense, d’où tensions musculaires, anxiété, insomnies, douleurs d’épaules, palpitations cardiaques, colopathie fonctionnelle (spasmes et ballonnements intestinaux) ou autres dysfonctionnements physiologiques…

Impact du shiatsu sur le stress


Le shiatsu, par un toucher discret et respectueux et un travail de relaxation, de décontraction et de respiration, avec compassion et sensibilité de la part du praticien, agit efficacement sur le stress et sur ses effets physiques et psychiques.


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LE SHIATSU ET LES ÉMOTIONS

Quand le Qi (énergie vitale) circule bien, l’être humain est capable d’une relation plus juste avec lui-même et avec l’autre. Il entre en résonnance avec le monde.

En médecine orientale, psyché et soma sont interdépendants. Dès l’époque antique, des traités médicaux classiques démontrent l’influence des cinq émotions sur la naissance de pathologies. Chaque émotion est plus particulièrement reliée à un organe, et donc à un méridien qu’elle va perturber en priorité.

Par exemple la colère est liée au foie, la peur au rein.

Comme le corps et l’esprit forment un tout indissociable, les émotions peuvent non seulement être la cause d’un déséquilibre, mais elles peuvent aussi en être le résultat.

Elles ne deviennent cause de maladie que si elles sont inappropriées ou particulièrement intenses, surtout lorsqu’elles se manifestent de façon durable, et plus précisément, si elles ne sont pas exprimées, ni même reconnues par le patient.
La médecine traditionnelle chinoise dit qu'environ 80% des maladies sont dues à une mauvaise gestion des émotions.

Giovanni MACIOCIA dans « Les principes fondamentaux de la médecine chinoise » explique que « si on traite un méridien précis, on peut exercer une influence sur l’émotion qui lui est associée et aider ainsi la personne à trouver un équilibre émotionnel plus juste» .


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LE STATUT DES MÉDECINES NON CONVENTIONNELLES

Texte de la Résolution sur le statut des médecines "non conventionnelles"


Il entérine donc le rapport Lannoye/Collins.
Votants: 305. Pour: 152. Contre 125. Abstentions: 28.

Le "Rapport sur le statut des médecines non-conventionnelles", élaboré pendant quatre ans par la "Commission de l'Environnement, de la Santé publique et de la Protection du consommateur", approuvé à l'unanimité par la Commission juridique, a été adopté, après discussion en session plénière du Parlement européen, en date du 29 mai 1997, à Bruxelles.

"Le Parlement européen,

- vu la proposition de résolution de M. Pimenta, M. Dell'Alba, Mme Diez de Rivera Icaza, M. Crowley, M. Ewing, M. Gonzalez Alvarez et Lord Plumb sur la "médecine complémentaire" (ou non traditionnelle) (B4-0024/94).

- vu sa résolution du 13 juin 1991 sur une directive élargissant le champ d'application des directives 65/65/CEE et 75/319/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives aux médicaments et fixant les dispositions complémentaires pour les médicaments homéopathiques,

- vu la directive 92/73/CEE du Conseil élargissant le champ d'application des directives 65/65/CEE et 75/319/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives réglementaires et administratives relatives aux médicaments et fixant des dispositions complémentaires pour les médicaments homéopathiques,

- vu la ligne budgétaire B6-8332 du budget des CE pour l'exercice 1994, la ligne budgétaire B6-7142 avant-dernier alinéa du budget des CE pour l'exercice 1995, les alinéas 4 et 5 de la ligne budgétaire B6-7142 du budget des CE pour l'exercice 1996 qui prévoient 1 million d'écus pour la "recherche sur l'efficacité des autres méthodes thérapeutiques - chiropraxie, ostéopathie, acupuncture, naturopathie, médecine chinoise, médecine anthroposophique, phytothérapie, etc."

- vu le rapport de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs et l'avis de la commission juridique et des droits des citoyens (A4 0075/97).

A. considérant qu'une partie de la population des Etats membres de l'Union européenne a recours à certaines médecines et thérapeutiques non conventionnelles et qu'il serait en conséquence irréaliste d'ignorer cet état de fait,

B. considérant l'opinion répandue, y compris chez certains médecins, selon laquelle différentes méthodes de traitement voire différentes approches de la santé et de la maladie ne s'excluent pas mutuellement mais peuvent au contraire être utilisées de manière complémentaire,

C. considérant l'importance d'assurer aux patients une liberté de choix thérapeutique aussi large que possible, en leur garantissant le plus haut niveau de sécurité et d'information la plus correcte sur l'innocuité, l'efficacité et les éventuels risques des médecines dites non conventionnelles, et de les protéger contre les personnes non qualifiées,

D. considérant que l'ensemble des systèmes médicaux et disciplines thérapeutiques couverts par la dénomination "médecines non conventionnelles" ont en commun le fait que leur validité n'est pas reconnue ;...

E. considérant que le médecin peut, selon sa compétence et sa conscience, recourir à l'ensemble des moyens et de la science que comporte tout type de médecine, afin de préserver au maximum la santé de ses patients,

F. considérant qu'il existe un large éventail de disciplines médicales non conventionnelles et que certaines d'entre elles bénéficient d'une forme de reconnaissance légale dans certains Etats membres et/ou d'une structure organisationnelle au niveau européen (formation de base commune, code de déontologie,...), en particulier la chiropraxie, l'homéopathie, la médecine anthroposophique, , la médecine traditionnelle chinoise (en ce compris l'acupuncture), le shiatsu, la naturopathie, l'ostéopathie, la phytothérapie, etc..., considérant qu'il existe un large éventail de disciplines médicales non conventionnelles, mais que seules certaines d'entre elles satisfont de façon cumulative aux critères suivants: bénéficier d'une certaine forme de reconnaissance légale dans certains Etats membres, disposer d'une structure organisationnelle et que la discipline s'auto-réglemente au plan européen,

G. considérant le traité CE et en particulier le titre III, article 52 à 66, concernant la libre circulation de personnes et la liberté d'établissement; considérant l'entrave à ce libertés que constitue l' hétérogénéité en matière de statut et de reconnaissance de chacune des disciplines médicales non conventionnelles au sein de l'Union européenne; considérant le fit que la liberté d'exercice dont jouissent actuellement certains praticiens de santé dans leur pays ne devrait en aucun cas se voir restreinte par une modification de statut ou de l'état de reconnaissance de ces discipline u niveau européen, ni limiter la liberté de choix thérapeutique des patients vis-à-vis de traitement médicaux non conventionnels; considérant les obligations découlant du Traité pour les Etats membres, et plus précisément, celles prévue à l'article 57, paragraphe 1,2 et 3,

H. considérant le fait qu'une évolution s'est déjà clairement manifestée soit par l'adoption de législations nationales qui libéralisent l'exercice des médecines non conventionnelles en même temps qu'elles réservent certains actes thérapeutiques à des praticiens autorisés (loi adoptée le 9 novembre 1993 par le Sénat néerlandais intitulée "Beroepen in de Individuele Geondheiszorg"), soit par l'adoption d'une réglementation spécifique (loi sur les ostéopathes de 1993 et loi sur les chiropracteurs de 1994 au Royaume-Uni, législation sur la chiropraxie au Danemark de 1991, en Suède 1989 et en Finlande), ou par l'officialisation de la formation (la chiropraxie au Royaume-Uni et dans les pays nordiques) ou encore par l'introduction des médicaments dans la pharmacopée (médecine anthroposophique en Allemagne). I. considérant qu'une législation européenne en matière de statuts et d'exercice des médecines non conventionnelles constituerait une garantie pour les patients; considérant par ailleurs que chaque discipline devrait être à même d'organiser la profession au niveau européen (code de déontologie), registre de la profession, critères et niveau de la formation.),

J. (amendement 3) considérant le fait qu'il est nécessaire d'identifier clairement chacune des disciplines médicales non conventionnelles; considérant qu'à cette fin, il convient de mener les études cliniques, évaluations des résultats de traitements, études fondamentales (mécanismes d'action) et autres études scientifiques ou recherches académiques pour évaluer l'efficacité des thérapies mises en oeuvre, étant entendu que cette évaluation doit avoir lieu, selon les méthodologies courantes en matière de thérapeutique humaine, à savoir celles fondées sur les connaissances scientifiques du moment ressortissant, en particulier, aux sciences biologiques et statistiques.

K. considérant le fait que la réglementation et la coordination des critères de formation imposés aux praticiens de disciplines médicales non conventionnelles constitueraient une garantie indispensable pour les citoyens, considérant qu'il est impératif, tant dans l'intérêt des patients que de celui des praticiens, que cette harmonisation s'opère à un haut niveau de qualification, résultant d'un processus rigoureux d'autorégulation au sein même de la profession et débouchant par la suite sur l'obtention d'un diplôme d'Etat répondant aux exigences spécifiques de chaque discipline; considérant que les niveaux de formation doivent être appropriés aux spécificités des différentes disciplines médicales non conventionnelles,

L. considérant que la formation des praticiens de médecine conventionnelle devrait inclure une initiation à certaines disciplines médicales non conventionnelles,

R. considérant la nécessité d'envisager une phase transitoire permettant à chaque praticien aujourd'hui en activité de se conformer à la nouvelle législation, et de mettre en place une commission d'équivalence qui sera chargée d'examiner, cas par cas, la situation des praticiens concernés,


1.demande à la Commission de s'engager, si les résultats de cet examen le permettent, dans un processus de reconnaissance des médecines non conventionnelles et, à cette fin, de prendre les mesures pour favoriser la mise en place de comités appropriés

2. demande à la Commission d'élaborer en priorité une étude approfondie sur l'innocuité, l'opportunité, le champ d'application et le caractère complémentaire et/ou alternatif de chaque discipline non conventionnelle, ainsi qu'une étude comparative entre les modèles juridiques nationaux auxquels sont affiliés les praticiens des médecines non conventionnelles;

3.invite la Commission lorsqu'elle établira une législation européenne sur les médecines non conventionnelles, à distinguer clairement entre les disciplines non conventionnelles à caractère "complémentaire" et les médecines dite "alternatives", c'est-à-dire celles qui remplacent la médecine conventionnelle;

4.invite le Conseil et le Parlement européen, à l'issue des travaux préliminaires visés au paragraphe 2 du présent rapport, à favoriser le développement de programmes de recherche dans le domaine des médecines non conventionnelles intégrant l'approche individuelle et holistique, le rôle préventif ainsi que les spécificités des disciplines médicales non conventionnelles;

5.invite la Commission à faire rapport dès que possible au Conseil et au Parlement européen sur les résultats des études et recherches déjà menées à bien dans le cadre de la ligne budgétaire B-7142, affectée depuis 1994 à la recherche sur l'efficacité de l'homéopathie de l'homéopathie et autres médecines non conventionnelles;

6.invite la Commission à veiller, lors de l'examen de l'efficacité des thérapies appliquées dans le cadre de la médecine non conventionnelle, à ce que ces thérapies, telles qu'elles sont appliquées dans les Etats membres, n'utilisent pas comme médicaments des organes d'espèces animales menacées et, partant , ne favorisent pas le commerce illicite de ces organes;

7.invite la Commission à présenter un projet de directive en ce qui concerne es compléments alimentaires qui sont souvent à la frontière entre le produit diététique et le médicament. Cette législation devrait permettre de garantir une bonne pratique de fabrication en vue de la protection du consommateur, sans restreindre la liberté d'accès ou de choix et assurer la liberté à tout praticien de recommander de tels produits; invite la Commission à lever les barrières commerciales entre les Etats, accordant aux fabricants de produits de santé la liberté d'accès à tous les marchés de l'UE;

8.charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, aux Etats membres, à la Commission et au Conseil de l'Europe."

Voir aussi rubrique reconnaissance du shiatsu


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